INFOS SNUDI FO 01

, par udfo01

GREVE DU 5 DECEMBRE dans l’AIN

Une centaine de manifestants à Bourg en Bresse à l’appel des syndicats SNUIPP, FO, CGT

POUR LA SUSPENSION DES RYTHMES SCOLAIRES

Près de 30 écoles et de nombreuses cantines étaient fermées.

14 novembre – 5 décembre, une mobilisation équivalente au 12 février Près de 80% des enseignants, ainsi que de nombreux agents territoriaux, ont fait grève et manifesté contre la réforme Peillon !

Aujourd’hui, 40% des enseignants de l’Ain sont en grève. Plus de 30 écoles sont fermées. Dans de très nombreuses écoles, la grève est majoritaire. Plusieurs écoles qui n’étaient pas touchées par la grève le 14 novembre sont aujourd’hui fermées ! Chez les personnels territoriaux, on compte des cantines fermées à ST Genis Pouilly (pas de restauration ni centre de loisirs) Montceaux, BIlliat, Péron, toutes les ATSEM en grève à Ornex, St Jean de Gonville, Péron, Ch.Jarrin Bourg en Bresse.

Entre le 14 novembre et le 5 décembre, ce sont près de 80% des enseignants de l’Ain qui ont manifesté pour la suspension immédiate de la réforme des rythmes scolaires !

Un sondage indique d’ailleurs que nationalement seuls 6% des collègues sont favorables à la réforme Peillon. La mobilisation s’approfondit. Le rejet de la réforme est unanime.

La réforme des rythmes scolaires, c’est la territorialisation de l’école publique et de nos statuts !

Les collègues le savent : la réforme des rythmes scolaires aurait pour conséquence que les horaires des écoles soient définis commune par commune en fonction du périscolaire et transformerait l’Ecole publique en une multitude de centre de loisirs municipaux ! Elle mettrait ainsi les enseignants fonctionnaires d’Etat sous la tutelle des collectivités locales avec les projets éducatifs territoriaux (PEDT). Par ailleurs elle provoquerait des journées en collectivité plus longue pour les enfants avec qui plus est, une dégradation des taux d’encadrement du périscolaire !

L’unité syndicale se renforce

Dans les départements, on compte désormais près de 50 appels communs FO, SNUipp, CGT souvent avec les territoriaux qui exigent l’abrogation, le retrait ou la suspension de la réforme. Certains de ces appels intersyndicaux mettent en discussion la question de la grève jusqu’à satisfaction si le ministre ne répondait pas. L’unité syndicale se renforce. Le ministre est totalement isolé.

Un ministre isolé et affaibli

Isolé sur la question des rythmes scolaires, le ministre voit s’ouvrir un « deuxième front » dans le second degré. Nos collègues sont vent debout contre sa tentative de remise en cause des décrets de 1950, qui vise à augmenter leurs temps de présence dans les établissements et à les définir localement… exactement ce que prévoit pour nous la réforme des rythmes scolaires ! Les AG se multiplient dans les collèges et les lycées. Dans l’Académie de Créteil, les syndicats SNES, FO, CGT, SUD appellent à la grève aujourd’hui jeudi 5 décembre pour l’abandon des projets ministériels. De même les collègues professeurs de classes préparatoires seront en grève le 9 décembre, la réforme Peillon entraînant pour eux une diminution de 20% de leur salaire. « L’austérité étrangle les universités et les organismes de recherche. Desserrons l’étau ! » C’est sur cette base que les personnels des universités sont appelés à la grève le 12 décembre par une intersyndicale CGT, FSU, UNSA, Solidaires, FO.

Le ministre doit répondre, il doit suspendre sa réforme et retirer son décret

1er degré, 2nd degré, Universités … les collègues résistent pour défendre leurs statuts et leurs conditions de travail contre la territorialisation et la remise en cause de l’école publique. Aujourd’hui, le ministre doit répondre à la grève, il doit abroger son décret et suspendre sa réforme ! L’Education doit rester nationale !

Pour la suspension immédiate, l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires, le SNUDI-FO propose aux collègues de :
-  mettre en discussion dans toutes les réunions d’école, de circonscription la poursuite de la grève et le blocage des écoles si le ministre ne répond pas positivement.
-  s’adresser aux maires de leurs communes, en sollicitant les parents, pour qu’ils ne mettent pas en place les nouveaux rythmes en 2014 et qu’ils suspendent partout où la réforme est déjà appliquée